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Référendum pour les animaux

Une campagne pour obtenir un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour les animaux est lancée parce que le monde politique ne bouge pas assez vite et qu’il est urgent de mettre fin aux pratiques qui infligent les plus grandes souffrances aux animaux.

Une vingtaine d’associations et des dizaines de personnalités se sont jointes pour lancer ensemble, le 2 juillet dernier, une campagne médiatique d’envergure dans le but de rassembler un maximum de citoyens.

Référendum pour les animaux

L’objectif est de faire connaître et obtenir le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour 6 grandes mesures ambitieuses et réalistes.

Toutes ces demandes ont déjà fait l’objet de sondages (IFOP, IPSOS, etc.) par le passé et avaient toutes obtenu le soutien d’au moins 8 Français sur 10.

Vous aussi, prenez part à cette initiative de référendum pour les animaux

Dans un premier temps, 185 parlementaires devront porter ce Référendum d’Initiative Partagée (RIP) : ça ne voudra pas dire qu’ils sont d’accord avec l’ensemble des mesures mais qu’ils donnent l’opportunité aux Françaises et aux Français de s’exprimer sur ces questions. Le Conseil constitutionnel devra ensuite valider la proposition.

Un site officiel sera alors lancé et c’est à ce moment-là que nous devrons mettre le paquet ! En 9 mois, il faudra réunir 4,7 millions de signatures.

Vous pouvez d’ores-et- déjà montrer votre intérêt et aller vous pré-inscrire en ligne :

Référendum d'Initiative Populaire pour les Animaux
Le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) expliqué en 1 min 30
par Hugo Clément

Les six propositions du référendum pour les animaux

Interdire l’élevage en cage, case, stalle ou box

à partir du 1er janvier 2025

En finir avec l'élevage intensif

En France, il concerne encore 58% des poules pondeuses, 99% des lapins et la majorité des dindes, oies ou canards.

Entassés à plusieurs dans un espace minuscule, sans possibilité de se dresser sur leurs pattes ou d’étendre leurs ailes, ces animaux souffrent de manière abominable du premier au dernier jour de leur existence.

Référendum pour les animaux

Privés de tout contact avec un élément autre que le fer et le plastique qui composent leurs cages, ils développent des troubles psychologiques et physiques majeurs.

Plusieurs grandes entreprises de distribution, comme Monoprix ou Carrefour, ont déjà décidé de ne plus commercialiser d’œufs issus de l’élevage en cage et le groupe Avril, leader français sur le marché de l’œuf, s’est engagé à mettre fin à l’élevage en cage d’ici 2025.

90% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage en cages des poules pondeuses (sondage YouGov 2018) (*).

Article à lire sur ce site :

Interdire l’élevage des animaux dans le but d’obtenir de la fourrure

à partir du 1er janvier 2025

Interdiction des élevages à fourrure

Dans notre pays, des visons continuent d’être élevés en cage dans des conditions abominables.

Ils sont abattus dans le seul but de produire de la fourrure, alors que l’industrie du textile a depuis longtemps développé d’autres matières isolantes très efficaces, y compris de la fausse fourrure.

Un élevage de visons

De nombreuses marques de vêtements ont déjà cessé d’utiliser de la fourrure animale, parmi lesquelles de grandes enseignes de luxe (Chanel, Jean-Paul Gaultier, Gucci, Versace, The Kooples, Maje…).

91% des Français s’opposent au commerce de la fourrure (sondage Ifop 2019) (*).

Article à lire sur ce site :

Interdire immédiatement la construction de tout nouvel élevage n’offrant pas un accès au plein air aux animaux

et interdire les élevages ne présentant pas la garantie d’un tel accès au plein air à compter du 1er janvier 2040


En France, l’élevage intensif fournit la grande majorité de la viande consommée.

Ainsi, 95% des porcs sont élevés en bâtiments fermés sur caillebotis (sol grillagé), sans aucun accès à l’extérieur. De même, plus de 85% des poulets de chair sont enfermés par milliers dans des hangars n’offrant pas d’accès à l’extérieur et où l’espace de vie par individu n’excède parfois pas une feuille A4.

Les conditions de vie des animaux qui vivent dans ces exploitations industrielles sont catastrophiques. Promiscuité extrême, ennui, blessures non soignées, agressivité, espace trop petit pour étendre ses ailes ou se déplacer sans bousculer ses congénères…

L’élevage industriel, en plus de ne pas répondre aux besoins naturels élémentaires des animaux, a un énorme impact environnemental.

Face à l’urgence climatique, la France ne peut plus continuer dans cette voie et doit soutenir les éleveurs qui décident de se convertir à l’élevage biologique ou en plein air.

88% des Français sont opposés à l’élevage intensif et 87% d’entre eux sont défavorables aux méthodes de production ne laissant aucun accès extérieur aux animaux (sondage YouGov 2019) (*).

Article à lire sur ce blog :

Interdire la chasse à courre, le déterrage et les chasses dites « traditionnelles »

dès à présent

Interdiction de la chasse à courre
La chasse à courre

La chasse à courre, aussi appelée « vénerie », consiste à traquer un animal (souvent un cerf) jusqu’à épuisement à l’aide d’une meute de chiens et de cavaliers à cheval.

Cette pratique issue de l’aristocratie est particulièrement cruelle pour l’animal poursuivi, puisque la traque peut durer plusieurs heures, provoquant un stress intense.

Dans la chasse à courre, on ne cherche pas à abattre l’animal le plus rapidement possible et sans douleur. Au contraire, la poursuite et la mise à mort sont volontairement longues et scénarisées.

Référendum d’Initiative Partagée (RIP)
Le déterrage

Nous proposons également d’interdire la vénerie sous terre, qui consiste à déterrer des familles de renards et de blaireaux à l’aide de chiens et de pinces pour les tuer.

Cette méthode sadique, cousine de la chasse à courre, menace les populations de blaireaux, espèce déjà protégée dans de nombreux pays européens.

Référendum d’Initiative Partagée (RIP)
Chasse à la glu
La chasse à la glu, etc.

Enfin, nous souhaitons que les Français puissent exprimer leur opposition aux autres chasses dites « traditionnelles », qui subsistent dans certains départements de notre pays alors qu’elles sont déjà bannies par nos voisins européens.

Il s’agit là de piéger des oiseaux en les collant (avec de la glu), en les étranglant (tenderie) ou en les écrasant (tendelle).

Ces méthodes, en plus d’être cruelles, sont non sélectives et aboutissent à la capture d’espèces protégées menacées d’extinction.

84% des Français sont opposés à la chasse à courre (sondage Ifop 2017) (*).

La chasse à courre est déjà interdite dans plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Article à lire sur ce blog :

Interdire les spectacles avec animaux sauvages

sous 5 ans

Interdiction des spectacles avec animaux sauvages

Dans le monde, 60% des animaux sauvages ont disparu ces quarante dernières années.

L’effondrement de la biodiversité et les découvertes toujours plus fascinantes sur l’intelligence et la sensibilité animale devraient nous pousser à bien traiter les animaux captifs.

Pourtant, en France, des lions, tigres, dauphins, éléphants ou encore singes sont toujours utilisés comme des objets de divertissement dans les cirques et delphinarium.

Référendum d’Initiative Partagée (RIP)

Ces animaux issus d’espèces sauvages sont forcés à réaliser des « performances », tout en vivant dans des espaces clos minuscules.

Ces conditions de vie constituent une maltraitance, les animaux non domestiques ayant besoin de grands espaces pour répondre aux besoins naturels de leurs espèces.

Un animal sauvage n’est ni une peluche, ni un clown, ni un jouet.

72% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (sondage Ifop 2020) (*).

Cette pratique est déjà interdite dans de nombreux pays, dont le Danemark, la Grèce, le Costa Rica, le Mexique, la Hongrie, la Roumanie ou encore la Finlande.

Interdire les expériences sur animaux lorsqu’il existe une méthode de recherche alternative

dès à présent

Fin de l'expérimentation animale

L’expérimentation animale en France concerne près de 2 millions d’animaux.
Ce chiffre passe à 4 millions si l’on ajoute les animaux transgéniques qui ne sont pas comptabilisés comme le font les autres pays.

En Europe, la France se classe en première position pour le nombre de chiens et de primates expérimentés.

Le plus grand élevage français de chiens pour les laboratoires a décidé de s’agrandir, passant de 500 à 3600 reproducteurs.

Référendum d’Initiative Partagée (RIP)

La France, c’est 429 000 animaux qui subissent des expériences à douleurs sévères. C’est aussi 3708 projets de recherche avec animaux soumis aux comités d’éthiques en 2017. Aucun n’a été refusé.

Tout ceci avec l’aval de l’État alors que l’Union Européenne exige que l’on réduise le recours aux animaux dans la recherche. Il y a moins de 20% de visites inopinées dans les laboratoires français quand la moyenne en Europe est de 40%.

Enfin, l’expérimentation en France, c’est 0 € versé à l’organisme promouvant les méthodes substitutives quand le Royaume-Uni a investi 65 millions de livres sur les quinze dernières années.

90% des Français sont favorables à l’interdiction de l’expérimentation animale si des alternatives sont possibles (sondage IFOP 2018) (*).

Article à lire sur ce site :

(*) Consulter les sondages d’opinion sur ces mesures

Bien-être animal 1, cirque 0

Avec Hugo Clément, journaliste à l’initiative du Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux et Gilles Boeuf, biologiste spécialiste de la biodiversité.

Mobilisons-nous pour obtenir un Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux

Photo de couverture : Chenil d’un équipage de chasse à courre

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