Nos visiteuses de Noël

Perruche à collier (décembre 2016)

Pendant les mois d’automne, en hiver et au printemps, nous suspendons des boules de graisse pour oiseaux de la nature aux branches d’un lilas accolé à notre pavillon.

Au fil des ans, nous avons pu observer ainsi de très près, de nombreuses espèces d’oiseaux : moineaux, plusieurs sous-espèces de mésanges (mésange bleue, mésange charbonnière, mésange huppée, mésange à longue queue, …), rouge-gorges, étourneaux, pies, geais, …

Mais cette année, une espèce inattendue en France vient nous rendre régulièrement visite !

Cliquez sur les liens orangés pour accéder à des informations complémentaires, cliquez sur les photos pour les agrandir et pour lire les commentaires.

 

Couple de perruches à collier (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)
Couple de perruches à collier (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)

Cela fait plusieurs années que nous observons en région parisienne des groupes de perruches vertes aux cris stridents. Et que nous entendons les rumeurs les plus diverses à leurs sujets …

Cette année, suite à cette proximité immédiate et à un événement inattendu, nous avons décidé d’en savoir plus.

Perruche à collier mâle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)
Perruche à collier mâle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)

La Perruche à collier (Psittacula krameri) est une espèce de grandes perruches afro-asiatiques.

Elle est souvent élevée en captivité pour la beauté de son plumage, et des populations retournées à la vie sauvage existent dans différents pays d’Europe.

Le mâle se distingue par un collier noir qui s’étend du bec au cou ainsi que par une mince bande rouge sur la nuque.

 

Perruche à collier femelle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)
Perruche à collier femelle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)

La perruche à collier habite naturellement les savanes arborées et les zones cultivés tropicales d’Afrique et d’Asie. Elle est sédentaire.

La femelle et les juvéniles des deux sexes (jusqu’à l’âge de 3 ans) sont souvent plus clairs et ont une queue plus courte ; ils ne présentent pas de collier ou alors un simple ombrage gris et des bandes claires sur la nuque.

 

L’espèce Psittacula krameri est subdivisée en quatre sous-espèces très proches morphologiquement mais ayant des aires de répartition différentes (source Wikipedia) :

  • En Afrique
    P. k. krameri, communément appelée perruche à collier-africaine nominale (c’est la sous-espèce qui nous rend visite) …
    P. k. parvirostris, communément appelée perruche à collier-abyssinienne …
  • En Asie
    P. k. borealis, communément appelée perruche à collier-boréale alias de Neumann …
    P. k. manillensis, communément appelée perruche à collier-indienne …

Les différences morphologiques entre sous-espèces sont mineures et concernent la taille de l’oiseau, celle de son bec et la couleur de ce dernier.

On observe effectivement plusieurs sous-espèces de psittacula krameri en région parisienne, notamment au parc de Sceaux (92).

 

Perruche à collier mâle (Issy-Les-Mx, 18 décembre 2016)
Perruche à collier mâle (Issy-Les-Mx, 18 décembre 2016)

 

Il y a eu au moins 2 mises en liberté accidentelles de perruches à collier :

  • en 1974, une cinquantaine d’oiseaux se seraient échappés d’un conteneur sur la zone aéroportuaire d’Orly (94).
  • dans les années 1990, le scénario s’est reproduit à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (95).

 

Perruche à collier femelle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)
Perruche à collier femelle (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)

Un événement inattendu :
Récemment, nous avons rencontré par hasard un monsieur qui travaillait au fret à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, il y a une vingtaine d’année.

Ce monsieur confirme qu’une cage contenant 250 perruches à collier s’est trouvée accidentellement éventrée et que toutes les perruches ont pu s’échapper.

 

 

Couple de perruches à collier (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)
Couple de perruches à collier (Issy-Les-Mx, 19 décembre 2016)

 

Selon la Ligue de Protection des Animaux (LPO), on dénombrait près de 1500 individus en Ile-de-France en 2009, plus de 2000 fin 2011, 3 000 en 2013 et aujourd’hui, pas moins de 5 000.
A Londres et sa région, on en comptait plus de 30 000 l’année dernière.

 

 

Extrait de l’article du Parisien d’octobre 2015 <Attention, les perruches colonisent l’Ile-de-France> :

En termes d’équilibre écologique, ces oiseaux armés d’un bec rouge foncé particulièrement coriace, vivant dans des trous d’arbres, doivent, pour leur survie, chasser d’autres espèces nichant dans les cavités comme les pics, les sittelles, les étourneaux voire les écureuils.

« Les perruches ne sont pas toujours gagnantes. Les écureuils et les étourneaux arrivent le plus souvent à conserver leurs abris. Mais jusqu’à quand ? », s’interroge Philippe-Jacques Dubois, ornithologue de la Ligue de Protection des Animaux (LPO).

 

 

Ces perruches sont importées pour être vendues en animalerie et leur destin est une vie en captivité. Quand on les voit vivre et s’ébattre en liberté, on ne peut que regretter le sort qui leur est réservé.
Acheter des animaux, quels qu’ils soient, en animalerie – c’est encourager le commerce d’êtres vivants qui ne sont pas des marchandises !
Quand il s’agit d’animaux exotiques – c’est apporter une caution à leur capture, leur transport et, au mieux, les condamner à une vie totalement contre nature.

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