Tirs de loups : l’imposture !

Les tirs de loups sont devenus un objectif du gouvernement pour des raisons électoralistes alors que de toutes parts, des voix s’élèvent pour dénoncer cette imposture.

A l’occasion de la manifestation contre les tirs de loups qui s’est tenue à Paris le 9 février 2019, nous avons essayé d’y voir un peu plus clair à ce sujet.

Le document d’information CVN (*)

Convention Vie et Nature

Téléchargez ce document CVN (pdf, 1022 Ko) Le Loup et/ou le lire ci-dessous :

Le Loup (Canis lupus)
Biologie

Les analyses ADN prouvent que le loup est le seul ancêtre du chien. C’est un mammifère d’un mètre de long, de la tête à la base de la queue, pesant 30 à 50 kg. Sa couleur et sa taille varient beaucoup d’une région à l’autre, car c’est un carnivore qui s’adapte à tous les milieux hormis la forêt tropicale.

Il possède une vision crépusculaire et un flair exceptionnel qui lui permet de détecter une proie à 2 km. Atteignant la vitesse de 50 km/h, ce grand colonisateur peut parcourir jusqu’à 200 km/j, ce qui rend inefficace le Plan Loup du gouvernement qui consiste à l’éliminer localement.

Loup

A la différence de l ‘homme, il ne fait jamais disparaître une espèce car sa natalité dépend de ses proies. Il régule les populations d’herbivores en éliminant les plus faibles : animaux en mauvaise santé ou blessés, très vieux ou très jeunes, ce qui ne touche pas au potentiel reproducteur de ses proies.

Il empêche les populations d ‘herbivores en surnombre de détruire la végétation et les protège de la maladie. Après son éradication de plusieurs régions des USA, il a fallu le réintroduire pour restaurer les paysages avec leur faune et pour protéger ses proies de la famine comme des épidémies!

Structure sociale et rôle écologique

Une meute de loups est une famille élargie dont les membres sont très solidaires et s’entraident. Elle défend contre les intrus un territoire commun de chasse et nourrit collectivement les jeunes du couple dominant.

Loup

A la différence d’un renard qui chasse au mieux en couple, le loup traque en meute des proies trop grosses pour un individu solitaire: il peut ainsi exploiter les déserts arctiques où, en hiver, sont seuls visibles des grands herbivores qui peuvent atteindre 500 kg. Ses attaques et le partage du butin sont coordonnés par un leader et une hiérarchie stricte structure le groupe.

Ce carnivore social occupe la niche écologique d’un super prédateur placé en bout de chaîne alimentaire qui constituait dans la nature la clef de voûte structurant l’ensemble de l’écosystème.

Relations avec l’homme

Le loup n’est pas dangereux pour l’homme mais il attaque le bétail, surtout quand la meute a été désorganisée par l’abattage du leader qui organisait les attaques contre tes herbivores sauvages.

Le loup a toujours été un concurrent intelligent (1/3 de cerveau de plus que le chien), à la fois hardi et méfiant. Il y en avait 6.500 en France et, depuis son retour en 1992 par les Alpes italiennes, sa population atteint 300 individus.

Bien qu’il soit protégé par la loi au niveau européen et dans notre pays, les pouvoirs publics encouragent son abattage pour des raisons électoralistes.

Loups tirs de loups imposture
Stop aux tirs de loups !

Les éleveurs de moutons, pour augmenter leurs revenus, ont agrandi leur troupeau démesurément pour l’équilibre des alpages (pastoralisme ‘industriel’ anti-écologique) et ont oublié la culture d’antan de protection contre les grands prédateurs.

Ils réclament d’un côté son éradication maximale et de l’autre des subventions d’Etat qui doublent leurs revenus en moyenne montagne (coût annuel des indemnisations: 10 millions d’€, ce qui est unique dans le monde).

Le loup n’est évidemment pas la cause de leurs problèmes, qui sont réels dans une économie mondialisée, mais pas plus que d’autres activités non concurrentielles qui, elles, ne reçoivent pas d’aide de l’Etat… Bref, le loup est devenu un moyen de chantage pour rançonner les contribuables.

Solutions et prévention

Les moyens pour mettre les troupeaux à l’abri des loups sont connus mais ils compliquent la vie des éleveurs et réduisent leurs bénéfices : chiens de protection (patous), enclos de nuit, bergers expérimentés à demeure.

La cohabitation entre le loup et le mouton est donc considérée comme impossible en France par la plupart des politiques. Or, face à l’infime minorité souvent rurale des anti-loups, tous les sondages montrent que les Français sont très largement pro-loup…

Comment expliquer que loups et bergers se tolèrent depuis toujours en Italie (un millier de loups) et en Espagne (deux milliers) ?

Les sangliers étaient la proie favorite des loups et ils sont aujourd’hui le gibier favori des chasseurs, qui les ont croisés avec des cochons pour tripler la natalité. Ils en ont relâchés par dizaines de milliers pendant des années et ils continuent à les nourrir légalement à la mauvaise saison, ce qui fait que les ‘cochongliers’ envahissent les banlieues françaises.

Si vous avez compris les données du problème ‘sanglier’, vous avez trouvé la solution: laissez vivre les loups!

Pas de limite aux tirs de loups !

(textes extraits de la publication “Goupil & L’ASPAS en action”
N° 136 -Hiver 2019 – pages 26-27)

Ça ressemble à un sketch tellement c’est absurde : on décrète un nombre maximal de loups à tuer, ça donne l’air équitable. Mais dès que le nombre fixé est atteint, on en trouve un autre ! Puis un autre, puis un autre, à l’infini: bref, il n’y aucune limite réelle à l’abattage d’une espèce protégée en France. La seule certitude, c’est que les loups n’auront aucune chance de se développer selon les besoins de leur viabilité. De quoi hurler.

La supercherie des faux plafonds

Chaque saison (1er janvier – 31 décembre), un « plafond » de loups pouvant être abattus est déterminé. Pour 2018, ce plafond avait été fixé à 40 par l’arrêté ministériel du 19 février 2018.

Par arrêté du 25/06/18, ce seuil a été porté à 43, puis, dès qu’il a été atteint, à 51 par arrêté du 16/10/18 !

Loups tirs de loups imposture

Au 18/12/18, 47 loups ont été légalement abattus, 4 ont été braconnés, 13 ont été tués accidentellement (collision) et 11 ont été retrouvés morts sans que l’on connaisse à ce jour la cause de la mortalité. Ce sont donc au moins 75 loups qui ont été éliminés pendant l’année!

Sans surprise, en guise de vœux, 43 loups pourront de nouveau être abattus en 2019. Pire, ce chiffre sera augmenté lorsque l’effectif moyen de loups sera connu, à l’issue du suivi hivernal 2018-2019, pour être porté à 10 % de la population. L’ONCFS (*) a d’ores et déjà annoncé que cet effectif avoisinera les 500 loups.

(*) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

L’imposture des 500 loups maximum

500, c’est le seul chiffre que le gouvernement a retenu de l’expertise menée par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’ONCFS, publiée en mars 2017…

Ce que le gouvernement « oublie» de dire, c’est que cette expertise précise surtout que pour garantir une viabilité génétique à long terme (évitant les problèmes de consanguinité), le seuil minimal de population est plutôt de l’ordre de 2 500 à 5 000 individus adultes!

La manifestation Stop aux tirs de loups (9 février 2019)

Cette manifestation était organisée à Paris par le collectif citoyen La Voix desLoups.

Stop aux tirs sur les Loups - Paris février 2019

 

A lire également notre précédent article sur le même sujet pour mesurer la dégradation de la situation.

Sites internet

La Voix desLoups

http://www.aspas-nature.org/
http://www.cap-loup.fr/
http://www.ecologie-radicale.org/
http://www.ferus.fr/
http://www.loup.eu/

#SOSloups

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