Pour la fin du spécisme

La marche pour la fin du spécisme , organisée à Paris le 26 août 2017, dans le cadre de la Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme (JMFS), est l’occasion de réfléchir à la façon nous traitons les différentes espèces d’animaux dans notre société.

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  • Le spécisme, c’est quoi ?

Dans nos sociétés, notre rapport aux animaux est basé sur le spécisme. Par analogie avec le racisme et le sexisme, le spécisme désigne l’idéologie qui considère que la vie et les intérêts des animaux peuvent être méprisés simplement parce qu’ils sont d’une autre espèce.

Le spécisme
Pourquoi aimer certains et manger les autres ?
  • Un peu d’histoire …

Avec un petit extrait de l’article < Bêtes à bon Dieu > paru dans le dossier < Comme des bêtes ! > du Canard enchaîné :

<< Les ATTITUDES occidentales envers les animaux sont enracinées dans deux traditions : le judaïsme et l’Antiquité grecque. Celles-ci s’unirent dans le christianisme >>, écrit Singer dans < La libération animale > (1975).

Le philosophe rappelle que, dans un même mouvement, le christianisme a sacralisé l’homme et infériorisé l’animal. Il cite plusieurs passages de la Bible …

Marche pour la fin du spécisme - Paris 26 août 2017
Marche pour la fin du spécisme – Paris 26 août 2017
  • Le texte du tract distribué lors de la marche

<< Viande, lait, œufs, cuir, miel, laine, fourrure, soie … la production des produits d’origine animale implique de priver de liberté, de disposer et de tuer des animaux par milliards chaque année.

Par quoi sont justifiés ces traitements ? Qu’est ce qui justifie de faire d’un être sensible un bien ou une marchandise en 2017 ?

Vivre sans exploiter les animaux (véganisme) est faisable depuis 1948 avec la découverte de la vitamine B12, qui nous permet de court-circuiter nos besoins en produits d’origine animale grâce à la supplémentation.

Les différences de degrés de conscience, d’intelligence, de force ou de taille ne justifient pas ce que nous faisons subir aux animaux. Mais l’habitude, le confort, ou le plaisir gustatif nous poussent à nous voiler la face sur cette réalité. Pourtant, nous finançons souvent ce que nous n’aimons pas voir.

Le spécisme consiste à faire de l’espèce un critère justifiant une différence de considération morale entre des êtres sensibles. L’humain y occupe le haut de la hiérarchie et nous catégorisons également les animaux entre eux. En effet, nous serions bien incapables d’appliquer aux animaux « de compagnie » les traitements subis par les animaux « d’élevage ».

Nous pensons que le spécisme n’est pas fondé et que tous les animaux ont un droit fondamental : celui de ne pas être considérés comme un bien ou une ressource. C’est pour cette raison que nous sommes véganes et encourageons à le devenir.

En nous rejoignant, vous nous aidez à construire un monde centré sur l’humain, plus respectueux des libertés de tous, animaux compris. En résumé, un monde plus juste. >>

 

  • La marche du 26 août à Paris pour la fin du spécisme
Marche pour la fin du spécisme - Paris 26 août 2017

 

Découvrez aussi notre album photo Flickr Marche pour la fin de l’exploitation animale – Paris août 2017.

Marche pour la fin du spécisme - Paris 26 août 2017
Marche pour la fin du spécisme – Paris 26 août 2017
  • Plus d’infos sur le spécisme

Le spécisme carotte-veggie-pride-2016

Des informations très détaillées sur le spécisme et l’antispécisme sont disponibles sur notre page Veggie Pride

  • Donnons des droits aux animaux

Nous savons aujourd’hui que les animaux souffrent. Pourtant, nous continuons de refuser de les traiter avec respect.

Considérés comme de vulgaires marchandises dont on peut user et abuser et non pas comme des êtres capables de ressentir notamment douleur physique et émotions, les animaux ne possèdent aucun droit à la vie ni à la liberté.

Des droits pour les animaux_Tract IC recto
Des droits pour les animaux_Tract IC recto
Des droits pour les animaux_Tract IC verso
Des droits pour les animaux_Tract IC verso

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez télécharger ce tract International Campaigns (pdf, 931 Ko).

Des informations complémentaires sont disponibles sur notre page Droit des animaux.

L’exploitation animale est un fait de société de masse, totalement injuste. Il faut l’abolir !

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Un article anti-corrida

Les sondages montrent que les français sont très majoritairement anti-corrida . La corrida est un spectacle barbare et cruel. Le principal argument de ses adeptes est qu’il s’agit d’une tradition …

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  • Un témoignage anti-corrida d’introduction …

Un extrait de l’interview d’une militante anti-corrida (04/10/2016) :

… c’est pas un spectacle, c’est une véritable boucherie, une barbarie. Il y a des gens, faut le savoir, des touristes qui y vont et qui sortent en pleurant … Beaucoup de gens sont choqués …

Photo Jean-Marc Montegnies – Animaux en Péril
Photo Jean-Marc Montegnies – Animaux en Péril

Cette militante anonyme était interviewée par Larbradoc (Isabelle Yvos) lors de la manifestation Chasse – Pêche – Viandes & Traditions devant le Sénat. Cette interview est à écouter ci-dessous :

 

  • Un « spectacle » de corrida

Pour en savoir plus sur ce qu’est réellement un « spectacle » de corrida, voir la page Le << spectacle >> sur http://www.anticorrida.com/

En voici  quelques extraits :

L’anatomie d’un combat joué d’avance
Les « festivités » commencent aux sons d’une réjouissante fanfare de foire. Les toreros ouvrent le bal en défilant crânement dans les arènes. Le premier taureau est ensuite poussé dans l’antre de la mort … C’est parti pour vingt minutes d’épouvante !

Premier acte : LE TERCIO DE PIQUE

Plus ou moins meurtrier, les coups de pique doivent être précis :
plantés entre la quatrième et la septième vertèbre dorsale, ils coupent les muscles releveurs et extenseurs du cou,
entre les quatrième et sixième vertèbre cervicale, ils sectionnent les ligaments de la nuque.

Deuxième acte : LE TERCIO DE BANDERILLES

Le but inavouable de ce « jeu » est de faire évacuer le sang de l’animal pour l’empêcher d’avoir une hémorragie interne suite au « travail » du picador. On s’assure ainsi que le taureau ne flanchera pas avant la fin du spectacle.

Troisième acte : LE TERCIO DE MORT

Mais souvent, l’arme est mal plantée. Elle peut sortir par les flancs ou transpercer un poumon. La victime semble alors vomir son sang et meurt asphyxiée par une hémorragie interne. Quand le premier coup d’épée ne tue pas assez vite, un peon se glisse derrière le supplicié et d’un geste vif, retire l’épée. Il la rend alors au matador qui recommencera la mise à mort. Il arrive que les taureaux reçoivent ainsi six à sept coups d’épée, voire plus !

Le taureau bougera ses pattes sous la douleur insoutenable, il urinera de frayeur et son corps, luttant contre la mort, sera secoué de spasmes déchirants, puis sombrera peu à peu …

Voir la page complète du « spectacle ».

Le film Alinéa 3 de Jérôme Lescure illustre parfaitement ce « spectacle » cruel et insoutenable. Il a été réalisé à partir d’images tournées durant l’été 2004 dans le sud de la France. Les personnes courageuses peuvent visionner ce film sur la page Corrida de ce blog.

 

  • Un spectacle barbare … mais légal !

« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende » selon l’article 521-1 du code pénal.

Mais l’alinéa 7 (anciennement alinéa 3) introduit 2 exceptions : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie ».

Cet alinéa rend donc constitutionnellement possible de commettre des sévices graves et des actes de cruauté dans quelques endroits en France.

Un extrait d’un texte lu par Jean-Luc Bernard, militant anti-corrida, lors d’une action anti-corrida menée à proximité de l’Assemblée nationale le 02 juillet 2014 :

Action anti-corrida du 02 juillet 2014 (Assemblee Nationale)
Action anti-corrida du 02 juillet 2014 (Assemblee Nationale)

En résumé, un matador – tueur en espagnol – est en droit de torturer et de massacrer en toute impunité dans les municipalités de Nimes, de Bayonne, de Béziers, de Mont-De-Marsan. Et à contrario, il serait traduit en justice et puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende à Lyon, Lille, Marseille, Paris et sur la quasi totalité du territoire.

L’intégralité de cette partie du texte lu par Jean-Luc Bernard est à écouter ci-dessous :

 

  • La corrida : c’est quoi ?
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

 

Est-ce culturel de faire souffrir pendant de longues minutes, en spectacle, avec plaisir et devant de jeunes enfants, un être vivant sensible ?
Est-ce un art de le charcuter à cheval avec des lances, de lui planter des harpons au plus proche de ses vertèbres ?
Est-ce un sport de le transpercer de part en part avec des épées ?

Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

 

Est-ce constitutionnel de mettre en bouillie, à coups de poignard, sa nuque et sa moelle épinière ?
Est-ce notre patrimoine de lui couper les oreilles et la queue au final, pour les exhiber en trophée aux spectateurs, alors que l’animal est parfois encore vivant ?

 

  • L’attitude de certains adeptes de la corrida …

Vidéo de Jean Marc Montegnies et Jerôme Lescure
(publiée le 13 octobre 2014 sur Youtube).

Rodilhan 08 10 2011 - Militants Anti Corrida payent le prix fort....! Graine de torero

 

  • Des subventions publiques pour couvrir des déficits abyssaux
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

Rien ne tient dans la corrida, pas même l’aspect économique. On fait naïvement ou habilement un amalgame entre la féria, qui certes génère une économie locale, et la corrida …
Les seuls qui profitent réellement de l’économie de la corrida sont les toréros et les éleveurs,  autant dire seulement quelques dizaines de personnes en France …

Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)
Manif anti-corrida (20-octobre 2012_Paris)

Des sommes astronomiques sont versées sous forme de subventions publiques par des municipalités, des conseils généraux, les conseils régionaux … car ces spectacles de sévices graves et actes de cruauté, attirent de moins en moins de spectateurs chaque année.

Les différents aspects de la corrida évoqués ci-dessus vous interpellent. Alors, écoutez Jean-Luc Bernard pour en savoir beaucoup plus :

 

  • Mieux vaut en rire qu’en pleurer

A l’occasion d’un grand colloque pro-corrida organisé au Sénat le 4 octobre 2016, Guillaume Meurice (France Inter) est parti à la rencontre de ceux qui militent pour la corrida.
(voir notre article sur la manifestation parodique Chasse – Pêche – Viandes & Traditions de protestation contre ce colloque).

LE MOMENT MEURICE consacré à la corrida a été diffusé par France Inter le 11 octobre 2016.

La corrida - Le Moment Meurice

 

  • Les Français sont très majoritairement anti-corrida

Un sondage réalisée par l’Ifop en février 2015 pour l’Alliance Anti-corrida montre que la corrida est réprouvée par 73 % des Français :

… aujourd’hui, l’interdiction des corridas avec mise à mort des taureaux en France est encouragée par près de trois quarts des interviewés (73%), notamment par les femmes (81%, +17 points par rapport aux hommes) ainsi que par les 18-24 ans (89%, +16 points par rapport à l’ensemble).

Télécharger les résultats de l’étude (pdf, 678 ko) Les Français et l’interdiction de la corrida.

Stop à la corrida (action L214 devant le Sénat_04 octobre 2016)
Stop à la corrida (action L214 devant le Sénat_04 octobre 2016)

Alors, quand le souhait de cette grande majorité de français sera-t-il enfin pris en compte par les responsables politiques ?

Quand les propositions de loi déposées pour l’abolition de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal seront-elles enfin mises à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale ?

Quand en aurons-nous fini avec cette barbarie d’un autre âge ?

Pour en savoir plus, voir la page de ce blog dédiée à la Corrida.

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