Famille d’accueil

Pendant les cinq années où nous avons géré les adoptions de l’association, des dizaines de chiens ont séjourné à notre domicile pendant des périodes allant de quelques heures à plusieurs mois.

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Des articles parus sur ce blog ont relaté quelques uns de ces séjours :

Nous avons d’ailleurs fini par adopter deux chiennes (Lila et Mika) en accueil chez nous et pour lesquelles nous n’avons pas trouvé d’adoptants qui convenaient.

Toutes ces expériences nous ont appris à bien connaître le chien et son comportement ainsi que le rôle d’une famille d’accueil.

La sublime Corie lors de son séjour en FA d’une semaine à Issy-Les-Moulineaux en octobre 2011.

 

Les principales raisons du placement en famille d’accueil

  • La maladie grave ou un accident : les conditions matérielles du refuge, notamment en hiver, ne permettent pas d’assurer des soins réguliers en cas de gros problème de santé. Mika, petite chienne atteinte d’une démodécie sévère, n’aurait pas survécu au terrible hiver 2011/2012 si Stéphanie ne l’avait pas accueillie dans son appartement lyonnais pour assurer les traitements journaliers.
  • La socialisation : l’association essaie de favoriser l’adoption de « vieux » chiens du refuge en les habituant à une vie de famille et en montrant ainsi qu’ils peuvent être adoptés sans problème. Ainsi, Dina, placée actuellement en Suisse chez Aude, nous étonne tous par ses facultés d’adaptation et elle devrait vite susciter l’intérêt d’une famille.
  • Le retour d’adoption : il peut arriver malheureusement qu’une adoption débouche sur des problèmes que la famille adoptante est incapable de résoudre. C’est un drame pour la famille et pour l’animal qui nous revient complètement déstabilisé. Il faut alors lui redonner confiance et bien l’observer pour qu’une nouvelle adoption puisse s’effectuer dans les meilleures conditions possibles. Actuellement, Molly et Lila retrouvent ensemble la joie de vivre chez Christian et Danielle, en proche banlieue parisienne.
  • Plus anecdotique : la période (de quelques heures à une semaine) entre l’arrivée du chien à l’aéroport Charles de Gaulle et la remise à une famille adoptante éloignée en France, en Belgique, en Suisse …
La magnifique Dora  (Heyka maintenant)  lors de son séjour en FA d’une semaine à Issy-Les-Moulineaux en février 2012.

 

Les missions des familles d’accueil

Les personnes accueillant un chien en famille d’accueil le traite exactement comme s’ils l’avaient définitivement adopté (ce qui peut se produire !) et même plus !

  • Sorties journalières suffisamment longues (dans la nature et en liberté si possible) avec sur le plan éducatif : – habituer le chien à revenir quand on le rappelle . – promenades en laisse puis avec la longe puis en liberté …
  • Sorties en ville pour l’habituer à ce contexte stressant et à marcher en laisse.
  • Rencontres d’autres chiens et d’humains (c’est excellent pour la sociabilisation).
  • Nourriture de qualité en quantité adaptée au poids du chien et à sa dépense physique.
  • Soins si nécessaire et traitements périodiques (antipuces, antitiques, …).
  • Stérilisation, le cas échéant.
  • Education, câlins, affection …

En résumé, c’est tout ce que doit faire un bon maître avec un nouveau chien ! Il faut rendre ce chien heureux et facilement adoptable !   Le prince Chippy  (Scoubidou maintenant)  lors de son séjour en FA de deux semaines à Issy-Les-Moulineaux en mars 2012.

 

L’environnement affectif

Une réflexion très fréquente exprimée sur la famille d’accueil :

Famille d’accueil ?  Je ne pourrai pas, la séparation serait trop dure !

C’est vrai que la séparation est une période difficile. On ne peut pas partager la vie d’un chien pendant des semaines ou des mois sans l’aimer profondément.

Cependant, quelques éléments rendent cette séparation plus facile :

  • tout d’abord, il faut savoir qu’un chien s’adapte assez vite à une nouvelle famille si celle-ci lui offre des prestations matérielles et affectives du même niveau que celles fournies par la famille précédente.
    Ceci est affirmé par tous les éducateurs canins compétents et nos propres expériences vécues le confirment.
  • en fait, la séparation est plus dure à vivre pour la famille d’accueil que pour le chien. Mais si le choix des nouveaux adoptants est fait avec soin, que leur profil est bien adapté au chien, qu’ils vont l’aimer et s’en occuper comme vous avez pu le faire, alors la transmission est déjà plus facile.

Vous n’avez pas le sentiment de trahir l’animal aimé mais plutot d’avoir oeuvré pour lui procurer la vie pleine et heureuse à laquelle il a droit. Vous savez aussi que la place ainsi libérée va vous permettre d’offrir la même chance à un autre chien en difficulté.

Et cerise sur le gâteau, si les nouveaux adoptants vous donnent des bonnes nouvelles, vous envoie des photos du chien aimé dans son nouvel environnement, alors vous êtes inondé de joie et vraiment fier de l’oeuvre accomplie.

Mais arrivé à ce stade de la présentation sur la famille d’accueil, il ne faut pas céder à l’euphorie. Cette grosse satisfaction n’est obtenue qu’au prix d’un investissement personnel et financier important (l’association essaie d’aider ponctuellement selon le cas en fonction de ses ressources) et souvent après beaucoup de doutes et d’interrogations :
–        Va-t-on trouver un adoptant et quand ?
–        Sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

 

Un exemple de passage en famille d’accueil réussi :    Momo

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