Veggie Pride

Depuis 2001, la Veggie Pride rassemble en France et en Europe, des individus qui sont végétariens, végétaliens, véganes pour les animaux. Les organisateurs sont des personnes agissant à titre individuel.

Pour que la souffrance des animaux sorte du silence

Chaque année dans le monde, plus de 60 milliards d’animaux terrestres sont tués

Nos sociétés exploitent et tuent des centaines de milliards d’animaux chaque année. Pourtant, il est parfaitement possible de se nourrir de manière équilibrée en étant végétalien à tous les stades de la vie, comme le confirme l’association américaine de diététique (près de 72 000 nutritionnistes). Ces massacres ont lieu sans nécessité. En se permettant d’agir ainsi à l’encontre des autres animaux, nous lésons gravement leurs intérêts fondamentaux à ne pas souffrir et à jouir de leur vie.

Jusqu’à récemment, nos sociétés se livraient à cette exploitation brutale et sanguinaire sans aucun scrupule, sans se poser de questions. Une idéologie omniprésente, le spécisme [*],  justifiait le mépris et l’indifférence envers le sort des animaux qui ne font pas partie de notre espèce. Comme les autres idéologies similaires de la domination (le racisme, le sexisme … ), le spécisme repose sur le mensonge, l’omission, le déni, la violence.

Aujourd’hui, le spécisme s’effrite. Il reste campé sur ses positions, mais celles-ci sont attaquées et succombent les unes après les autres. On reconnaît aujourd’hui de nombreuses capacités mentales aux animaux, qui leur étaient déniées jusqu’à récemment. Surtout, on considère de plus en plus que ce qu’ils éprouvent importe. Leurs vies et leurs morts sont essentielles pour eux, et pour cette raison sont extrêmement importantes en soi. Tout comme les nôtres, et pour les mêmes raisons. On sait aujourd’hui que nous n’avons aucune justification valable pour ne pas considérer que ce qu’ils éprouvent importe autant que ce que nous (humains) éprouvons. De plus en plus d’entre nous refusent de collaborer à leur exploitation et pensent que nous devrions considérer leurs intérêts fondamentaux de façon égale aux nôtres.

Nous voulons aussi dénoncer les réactions hostiles que rencontrent les personnes qui refusent de manger les corps d’êtres sentients. Ces réactions méprisantes visent à dissuader les objecteurs de conscience de persévérer dans leur insoumission, ou bien visent à les invisibiliser, les réduire au silence ou les décrédibiliser. Ainsi, de nombreuses personnes sont dissuadées de devenir végétaliennes, ou bien d’affirmer explicitement qu’elles refusent de collaborer au massacre par soucis des animaux. Aujourd’hui, cette végéphoble aussi commence à être battue en brèche.

De plus en plus, et de plus en plus nombreux, nous osons aujourd’hui affirmer ce que nous pensons et ce que nous voulons. Nous sommes des opposants à la guerre livrée aux autres animaux.
Nous manifestons aujourd’hui pour dire haut et fort que cet ordre spéciste est Injustifiable, qu’il a fait plus de mal que toute autre catastrophe historique et qu’il doit rejoindre les poubelles de l’histoire. Le mépris des autres animaux n’est pas justifié. L’indifférence à leur sort est indéfendable. Comme nous, ils éprouvent joies et peines, et veulent vivre. Leur oppression et leur exploitation doivent cesser. Tout particulièrement, l’élevage, la pêche et la chasse, ainsi que la vente et la consommation de produits animaux, doivent être abolis.

Nos sociétés sont fondées sur l’idée de domination humaine sur le monde et sur les autres. Nous refusons cet ordre barbare et affirmons que notre civilisation va basculer et que nous allons reprendre les plus belles de ses valeurs pour créer une société meilleure fondée sur la morale, la justice, la bienveillance et l’égalité.

Un nouveau monde est possible : il est en marche !

[*] Le spécisme, c’est discriminer arbitrairement les êtres d’après un critère d’espèce. C’est se permettre d’exploiter les animaux simplement parce qu’ils ne sont pas humains.

Vous pouvez télécharger, au format pdf, ce flyer-recto de la Veggie Pride en cliquant sur ce lien.

 

Nous voulons affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation : Nous refusons de voler à des êtres sensibles le seul bien qu’ils possèdent : leur propre chair, leur propre vie. Nous refusons de participer à un système qui fait de leur vie un enfer permanent. Nous refusons de faire ces choses pourle seul plaisir d’un goût, par habitude, par tradition. Nous refusons de participer à ce massacre. Tuer des animaux n’est pas une nécessité et nous en sommes la preuve ! Nous serons leur voix jusqu’à ce que le massacre cesse.

Pourquoi nous refusons de manger les animaux : Nous ne faisons que traduire en actes ce que la moralité commune enseigne. Notre société considère qu’il n’est pas moral de tuer les animaux sans nécessité. Pourtant, manger des produits d’origine animale n’est pas une nécessité. Il est donc injuste de tuer les animaux pour les consommer. Notre société condamne la violence et la loi du plus fort. Pourtant, tuer les animaux pour la consommation est la concrétisation la plus parlante de ces deux notions. Beaucoup de philosophes ont réfléchi sur notre rapport aux animaux et ont constaté que celui-ci est basé sur le spécisme*, cette idéologie qui considère que la vie et les intérêts des autres animaux peuvent être négligés simplement parce qu’ils font partie d’une autre espèce. Cette idéologie n’est pas tenable, les humains n’étant pas les seuls à ressentir des émotions. On doit également respecter les intérêts et la vie des autres êtres sensibles qui partagent la planète avec nous. Il faut simplement réaliser que les chats, veaux, cochons, chiens, humains ou poules, tous les êtres sensibles ont un intérêt à vivre une vie la plus heureuse et la plus longue possible ; et qu’il est facile de refuser de participer au carnage des abattoirs.

Pourquoi nous refusons de manger les poissons : Tout comme nous ou les autres animaux terrestres, les poissons perçoivent, éprouvent, souffrent, communiquent. Des centaines de milliard d’entre eux meurent pour le commerce agroalimentaire. Capturés à de plus en plus grandes profondeurs, la décompression lors de la remontée fait éclater leur vessie, sortir leurs yeux des orbites, l’oesophage et l’estomac par la bouche ; dans les filets, les poissons peuvent rester prisonniers pendant plus de 20 h, et mourir étouffés ou écrasés. Les poissons d’élevages, nourris d’autres poissons pêchés, croupissent dans des cuves, des bassins ou des filets dans des conditions plus concentrationnaires que les poules de batterie.

Pourquoi nous refusons de manger du lait et du fromage : Pour produire du lait, les vaches doivent, comme tous les mammifères, donner naissance à un petit. Elles sont donc engrossées de force tous les ans, afin de fournir du lait sans arrêt. Leur veau leur est enlevé immédiatement après sa naissance, provoquant angoisse et désarroi pour la mère autant que pour le petit. Si c’est un mâle, il sera abattu pour être mangé ; si c’est une femelle, elle sera exploitée Comme sa mère. Après 5 ans de traite intensive, qui cause souvent de douloureuses mastites, la vache devient moins productive et est envoyée à l’abattoir. Elle pourrait vivre 15 ans de plus.

Pourquoi nous refusons de manger les oeufs : Dans toutes les formes de production d’oeufs, que ce soit en batterie, en « libre parcours », en « élevage au sol » ou en « plein-air », les poussins mâles, ne pouvant pondre, sont tués juste après leur naissance : ils sont gazés ou broyés vivants. Les femelles deviendront quant à elles des poules pondeuses qui seront tuées dès qu’elles ne produiront plus assez d’oeufs.

Au-delà de l’alimentation les animaux sont exploités pour le divertissement (zoos, cirques, corrida, courses), l’habillement (cuirs, fourrures) et l’expérimentation. Toutes les substances contenues dans les cosmétiques et les produits de nettoyage (shampoings, savons, dentifrices, crèmes, liquides vaisselles, poudres lessive …) sont testés sur les animaux en laboratoire (souvent directement dans les yeux de lapins ou souris).

Nous voulons défendre nos droits : Nous demandons le droit à des repas végétaliens dans les collectivités, le droit d’élever nos enfants sans leur imposer les produits de l’abattoir, que l’on respecte notre droit à une information médicale impartiale. Nous ne voulons plus que l’on nous impose de participer à l’exploitation-animale dans notre travail ou par nos impôts. Nous voulons que notre opposition au fait de tuer les animaux pour la consommation soit entendue et que commence un véritable débat public sur la légitimité de cette pratique.

Plus d’infos sur la Veggie Pride : www.veggiepride.org
Manifeste de la Veggie pride: www.veggiepride.org/manifeste
Contact : media@veggiepride.org

[*] www.cahiers-antispecistes.org

Vous pouvez télécharger, au format pdf, ce flyer-verso de la Veggie Pride en cliquant sur ce lien.

Vendredi 7 octobre dernier, la soirée d’ouverture de la Veggie Pride  2016 était dédiée à l’antispécisme !
Aymeric CARON et Yves BONNARDEL ont expliqué au public ce qu’est l’antispécisme et pourquoi ce sujet est en passe de devenir un des sujets de société incontournable … Voir l’extrait proposé par Larbradoc en cliquant sur ce lien.

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Cette Veggie Pride 2016 était dédiée au sort des animaux aquatiques. 3000 milliards d’entre eux finissent dans nos assiettes chaque année.

 

Voir la vidéo de présentation de l’édition 2016 réalisée par Larbradoc en cliquant sur ce lien.

 

 

 

La Veggie Pride, c’est festif !
Avec Badauê, le groupe de batucada (percussions brésiliennes).
http://www.badaue.com/

Douchka Markovic :

Une fois dans l’année, on descend dans la rue … pour montrer qu’une autre façon de vivre est possible, qu’une autre façon de s’alimenter est possible, c’est à dire manger des légumes, des céréales et exclure tous les animaux de notre alimentation.

C’est quelque chose que l’on peut faire tous et toutes. Du jour au lendemain, on peut choisir de changer son alimentation pour tout simplement avoir une vie dans laquelle on intègre la compassion envers les animaux …

Jules Brunois :

… Faite la fête aussi. Dansez pour les animaux. Montrez la joie que nous avons à être végétarien, végétalien et végan.
Montrez qu’on n’est pas triste, qu’on peut aussi s’amuser, qu’on a des protéines, qu’on est en pleine forme, qu’on est beau et rempli de compassion …

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On oublie souvent qu’une alimentation qui comporte de la viande implique la souffrance et le massacre des animaux (environ 3 millions sont tués par jour rien qu’en France). Votre barquette de viande n’est pas un produit comme les autres : votre escalope est un morceau d’un mignon petit veau ! Beaucoup de militants de la cause animale deviennent végétariens après avoir pris conscience de cette souffrance.

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